Ce qu’est et n’est pas la Franc-maçonnerie

vendredi 25 janvier 2008
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Ce qu’est la Franc-maçonnerie

• Une alliance d’hommes libres
• Une voie de formation à la vie
• Un enseignement de conduite morale
• Une fraternité
• Une approche de la modernité
• Une démarche spirituelle
• Une société structurée
• Une démarche de structurée

La Franc-maçonnerie est d’abord une alliance d’hommes
libres de toutes confessions et de tous horizons sociaux.
Basée sur la tolérance, elle est riche de cette diversité
confessionnelle et sociale qui s’épanouit dans une
direction commune : celle de suivre chacun le chemin de
perfectionnement qui lui est propre.

Pour cela, la Franc-maçonnerie fournit à chaque personne
qui veut travailler sur soi-même les outils du Symbolisme
et de la Tradition. Elle est une école de vie et un
enseignement de conduite morale où chacun peut
s’épanouir par lui-même.

Elle est une fraternité qui permet de s’enrichir de
chacun et de répondre concrètement aux problèmes que
notre temps pose à chacun d’entre nous à travers la
multiplicité des points de vue. La modernité n’appelle
plus une pensée monolithique mais à prendre en compte
la complexité et la richesse de nos relations.

Elle est une démarche spirituelle, structurée à la fois en
tant qu’organisation humaine et en tant que chemin.
L’organisation maçonnique est là pour assurer la liberté
et l’indépendance de travail de chacun tout en assurant
un soutien collectif. Le chemin est fait d’étapes qui
permettent d’évoluer progressivement sans qu’aucune
relation de pouvoir ne soit possible.

Par ce mélange, qui peut paraître étonnant, de liberté
individuelle et de Tradition, la Franc-maçonnerie a ainsi
survécu intacte du 18e siècle à nos jours en étant, en
même temps, toujours la même et jamais dépassée.

Une alliance d’hommes libres

Il est important de cultiver autant la liberté de l’autre
que la sienne propre. En respectant la liberté de l’autre,
non seulement on s’enrichit de sa pensée et de ses
expériences mais, plus que cela, on découvre parfois que
nos propres certitudes n’en sont pas forcément. Il ne
s’agit pas de réaliser un syncrétisme des religions et des
humanismes, mais d’ouvrir son esprit aux diverses
cultures universelles qui ont contribué à
l’enrichissement de la pensée humaine. En respectant la
liberté de l’autre, on conquiert sa propre liberté, audelà
des schémas, habitudes et croyances que nous avons
adoptés inconsciemment.

Typiquement quelqu’un devient Franc-maçon parce qu’il éprouve
le besoin d’évoluer dans un esprit d’ouverture et qu’il a
rencontré cet esprit d’ouverture auprès de personnes qui se
sont fait connaître comme Francs-maçons. Il fut un temps où
l’on ne pouvait entrer en Franc-maçonnerie que si l’on était
recommandé par un certain nombre de Francs-maçons. Ce n’est
plus le cas aujourd’hui.

L’homme se rattache à des traditions particulières,
nationales et religieuses. Aussi, il ne s’agit pas
forcément de rejeter ses croyances mais de les adopter
en conscience, en toute liberté. Finalement, cette
liberté s’exerce jusqu’à la possibilité d’en sortir en tout
temps si la démarche maçonnique ne convient pas à sa
personnalité.

Une voie de formation à la vie

L’unité biologique de l’humanité suppose la suppression
du racisme. Il n’y a pas d’hommes supérieurs ou
inférieurs, mais uniquement une grande diversité
ethnique et culturelle ainsi que des degrés divers dans
l’évolution des sociétés humaines. Solidaire avec tous les
êtres dans l’unité cosmique, de l’infiniment petit à
l’infiniment grand, l’homme conscient se sent uni à
l’esprit éternel, Ame ou Architecture du Cosmos,
symbole de la perfection, sans représentation
dogmatique.

Un enseignement de conduite morale

Ce mot de morale, chassé à une certaine époque pour
dogmatisme et revenu aujourd’hui sous le nom d’éthique,
recouvre de nombreux sens. Dans le contexte
maçonnique du perfectionnement de l’individu, il peut
signifier quelque chose de très simple et qui fait partie
de ce travail vers la liberté, à savoir la mise en accord
de nos pensées et de nos actes. Cet accord est loin
d’être facile à réaliser dans le contexte de la vie
contemporaine et demande du courage.

Une fraternité

Dans cette recherche du perfectionnement, il est
important de trouver un ensemble de personnes sur le
même chemin pour échanger ses expériences, se soutenir
les uns les autres et expérimenter les vertus de la
tolérance.

C’est pourquoi la Franc-maçonnerie est une fraternité à
la fois comme conséquence de ce travail en commun et
comme moyen d’avancer chacun sur sa route. Cette
fraternité est le lien profond qui nous lie aux autres
hommes qu’ils soient Francs-maçons ou non.

Une approche de la modernité

L’homme de notre temps doit penser à l’échelle
mondiale ; il doit regarder au-delà des barrières raciales,
philosophiques et religieuses qui divisent les hommes. Le
dogmatisme sous toutes ses formes ne peut être que
négatif dans la mondialisation actuelle. La Franc-Maçonnerie
est une expérience qui montre
qu’universalité n’est pas et ne doit pas être synonyme
d’uniformité, bien au contraire.

Une démarche spirituelle

Pour réussir le pari de la diversité en harmonie, la Franc-Maçonnerie
traditionnelle fait appel à un principe
supérieur qui transcende la réalité matérielle, sociale et
religieuse que certains appelleront "Dieu", d’autres
"Energie" et que nous appelons Grand Architecte de
l’Univers pour ne pas entrer dans des débats stériles.
La combinaison de la foi en un principe supérieur et d’une
démarche de perfectionnement de soi-même en fait
donc une démarche spirituelle au sens large.

Une société structurée

Les Francs-maçons travaillent dans des loges qui font
elles-mêmes partie de Grandes Loges ou Grands Orients.
De plus chaque loge se dote d’un comité (appelé Collège)
et d’un président (appelé Vénérable) comme toute
société. De même les Grandes Loges se dotent d’un
Grand Collège.
Cette structure ne constitue pas une hiérarchie mais une
organisation. Le Collège a un rôle de coordination des
travaux de même que les Grandes Loges et Grands
Orients ne dirigent pas mais coordonnent les activités
des Loges.

Afin que cette organisation n’installe pas des relations
de pouvoir en son sein, les Collèges et Grands Collèges
sont renouvelés obligatoirement de façon régulière. Le
principe absolu est : des maçons libres dans des loges
libres.

Le Franc-maçon ne doit obéir qu’à une seule chose :
l’engagement qu’il a pris vis-à-vis de lui-même de
travailler à son perfectionnement dans le respect de la
démarche qu’il a librement choisie.

Une démarche structurée

La démarche maçonnique est structurée par des
systèmes de grades ou degrés : les rites. La richesse des
outils proposés est immense et parce que l’on ne peut
avancer qu’un pas après l’autre, la démarche maçonnique
a été structurée par un système de degrés qui
constituent autant de pas à accomplir.

Le fait d’avoir fait un pas de plus ne confère aucune
supériorité sur ceux qui ne l’on pas encore fait sinon le
devoir de les aider à avancer.

Chaque grade propose un vécu et des symboles nouveaux
sur lesquels le Franc-maçon est appelé à méditer.
Ce que n’est pas la Franc-maçonnerie

• Une société prosélyte
• Une société élitiste
• Une société philanthropique
• Une société misogyne
• Une religion ni une secte
• Une société secrète
• Une société occultiste

Pour dire ce que la Franc-maçonnerie n’est pas, il suffirait de
prendre le contre-pied de ce qu’elle est. Néanmoins, sa
méconnaissance entraîne des ouï-dire sur lesquels il est
important de se prononcer.

La Franc-maçonnerie ne pratique pas le prosélytisme sinon on
en connaîtrait beaucoup plus sur son existence, ses buts, etc.

Elle n’est pas une société élitiste puisque le critère de
recrutement principal est la volonté sincère de se
perfectionner et qu’elle ne demande financièrement que les
cotisations que demande toute association. Elle n’est pas non
plus une société philanthropique ou affairiste à l’image de
certains clubs de services.

Malgré le fait que les obédiences traditionnelles et régulières, 
n’admettent pas les
femmes dans les loges, cela ne signifie pas
pour autant que la Franc-Maçonnerie
est réservée exclusivement
aux hommes. Il existe
également des obédiences féminines et mixtes.

La Franc-maçonnerie n’est ni une religion ni une secte mais une
démarche spirituelle basée sur la liberté de chacun et donc sur
la tolérance réciproque. Elle admet des membres de tous les
horizons spirituels.

Elle n’est pas une société secrète puisqu’elle est constituée en
associations officiellement reconnues et que son existence et
ses buts sont publiquement déclarés.

Elle n’est pas davantage une société occultiste, puisque ses
travaux ne reposent que sur la mise en commun des réflexions
de ses membres et le partage d’un vécu commun des outils
qu’ils utilisent : à savoir les symboles.

Une société prosélyte

Elle ne fait pas de prosélytisme, puisque c’est librement, sans
être influencé, que quelqu’un doit se sentir appelé à partager
le chemin des Francs-maçons.

Typiquement quelqu’un devient Franc-maçon parce qu’il éprouve
le besoin d’évoluer dans un esprit d’ouverture et qu’il a
rencontré cet esprit d’ouverture auprès de personnes qui se
sont fait connaître comme Francs-maçons. Il fut un temps où
l’on ne pouvait entrer en Franc-maçonnerie que si l’on était
recommandé par un certain nombre de Francs-maçons. Ce n’est
plus le cas aujourd’hui.


Une société élitiste

La Franc-maçonnerie ne peut pas être une élite sociale ou
économique, puisqu’elle tire sa richesse de la diversité de ses
membres (et non pas de leur porte-monnaie). Néanmoins, il est
demandé que la personne cherche sincèrement à travailler à
son perfectionnement.

En conséquence, la Franc-maçonnerie n’est pas organisée
comme un club de services et elle n’est pas le lieu pour la
pratique du copinage et de l’affairisme.

Sur le plan financier, les cotisations ne sont pas plus élevées
que celles de la plupart des sociétés, sportives ou autres, et ne
doivent pas constituer un obstacle pour qui souhaite
sincèrement effectuer la démarche.

Une société philanthropique

La Franc-maçonnerie n’est pas une société philanthropique,
puisqu’elle vise d’abord au perfectionnement de ses membres.
Bien sûr on espère que ce travail sur soi-même pourra rayonner
favorablement sur la société tout entière mais ceci ne doit
être qu’une conséquence, non pas un but en soi. Toutefois,
l’amour du prochain passe aussi, mais pas exclusivement, par la
pratique de la charité.

Une société misogyne

La Grande Loge du Québec est effectivement
exclusivement masculine, ce qui ne veut pas dire que la
Franc-Maçonnerie dans son ensemble le soit. Il existe en effet des
obédiences exclusivement féminines et des obédiences mixtes.

D’une part, la Franc-maçonnerie étant issue des sociétés
compagnonniques du Moyen Age, elle hérite historiquement
d’une tradition masculine. D’autre part, le travail sur soi-même
touche souvent à des sensibilités (la psyché) qui sont différentes
pour un homme et pour une femme (Les hommes sont de Mars, les
femmes sont de Vénus !).

Ou encore selon le dictionnaires des symboles :
 « La Franc-maçonnerie serait à ranger parmi les initiations
 polaires masculines ; d’où les difficultés rencontrées pour résoudre
 le problème diversement tranché selon les obédiences, 
de l’admission des femmes aux mystères maçonniques  »

On peut donc librement choisir soit de partager cette
sensibilité avec des personnes de l’autre sexe, auquel cas on
peut entrer dans une obédience mixte, soit de vivre ce partage
séparément, auquel cas on peut rejoindre une obédience
masculine ou féminine, selon que l’on est un homme ou une
femme.

Une religion ni une secte

La Franc-maçonnerie ne peut pas être une religion ni une secte,
puisque cela irait à l’encontre de la tolérance et du respect de
la liberté de chacun. Son fonctionnement même repose sur
l’interdiction de contraindre qui que ce soit à partager des
convictions quelconques, qu’elles soient religieuses ou
politiques.

Toute l’organisation maçonnique est conçue, si elle est
respectée, pour que chacun puisse tracer son chemin personnel
en s’enrichissant de la diversité des vécus et des opinions, en
aucun cas du point de vue particulier de qui que ce soit qui
prétendrait connaître l’unique vérité.

Contrairement à ce qui se passe dans la plupart des sectes, on
peut quitter la Franc-maçonnerie. En effet, elle propose une
démarche mais ne l’impose pas — et il s’agit d’une démarche
que l’on a librement choisie. Si elle ne correspond pas à ce que
l’on ressent, il est loisible de donner sa démission.

Une société secrète

La Franc-maçonnerie n’est pas une société secrète puisqu’elle
ne fait mystère ni de son existence ni de ses buts. De plus, la
plupart de ses symboles et de ses rites peuvent se trouver
dans n’importe quelle librairie.

Si nous cherchons à ce que nos rituels ne soient pas divulgués,
c’est pour que l’éventuel candidat puisse vivre ce qu’il a à vivre
sans a priori car c’est à lui seul de se forger sa propre
compréhension de ce que la Franc-maçonnerie peut lui offrir.
Cela fait également partie du respect de la liberté de l’autre
de ne pas dire qui est Franc-maçon, puisque c’est à lui seul de
juger de l’opportunité de se dévoiler selon la tolérance de son
milieu professionnel et social.

Une société occultiste

Il ne faut pas confondre occultisme et ésotérisme.
L’occultisme repose sur des pratiques à caractère plus ou
moins magique alors que l’ésotérisme (littéralement : la voie
intérieure) est une démarche qui repose sur le vécu personnel.
L’ésotérisme s’oppose à l’exotérisme qui est la voie extérieure
dans laquelle une vérité est imposée par d’autres. Dans ce sens,
la Franc-maçonnerie est une société ésotérique mais pas
occultiste.

Si elle pratique des rituels, ceux-ci sont là pour proposer des
vécus sur lesquels le Franc-maçon peut librement méditer et
travailler. Ces rituels sont indispensables si l’on ne veut pas que
le travail reste uniquement intellectuel : ce ne sont pas les mots
qui permettent de s’améliorer mais les expériences.


Ce que la Franc-maçonnerie peut offrir

Sur la base de ce qui précède, il est facile de se faire une idée de ce que la Franc-maçonnerie peut apporter à l’individu en
particulier et à l’humanité en général. En résumé, il s’agit essentiellement d’une école de vie et d’apprentissage de la
liberté prenant en compte toutes les dimensions de l’individu sur les plans affectif par la fraternité, intellectuel par
l’exercice de la tolérance et spirituel par la Tradition et la référence à un principe supérieur. Elle permet à toute personne
qui souhaite marcher sur le chemin difficile de son perfectionnement (et nous insistons sur le terme de perfectionnement
plutôt que de perfection, car il s’agit d’un chemin et non pas d’un but) de trouver une alliance fraternelle avec laquelle elle
puisse partager ses efforts et ses questionnements. La Franc-maçonnerie fournit donc un lieu de rencontre où le dialogue
constructif est possible par le respect des opinions d’autrui et l’écoute de l’autre.

Ce qui réunit les Francs-maçons est la foi en la perfectibilité de chacun et son rayonnement possible sur les autres hommes.
A travers le travail du Maçon, la Franc-maçonnerie espère pouvoir faire rayonner à l’extérieur plus de justice, de
tolérance, de charité et d’amour par le comportement actif et responsable de chacun.

Commentaires

Logo de hiram-rbt
jeudi 14 février 2008 à 11h15, par  hiram-rbt

Bonjour,

Merci, je souscris de A à Z à cette définition de la Franc-Maçonnerie.

J’ai utilisé ce texte intégralement, sans en changer la moindre virgule, sur le forum mac.°. que je dirige.

Très Frat.°.

Hiram-rbt

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